La France traverse un week-end marqué par des violences urbaines après la mobilisation du 17 octobre, avec des répercussions sur la sécurité dans plusieurs grandes villes. Voici les faits essentiels à connaître.
【Paris : deuxième nuit consécutive de pillages】
Pour la deuxième nuit d'affilée, la capitale a été la cible de pillards visant petits commerces, magasins de luxe et centres commerciaux, selon Le Figaro. Un immeuble d'habitation a été assiégé et des riverains se sont retrouvés sans défense face aux casseurs ; des matraques de police ont même été volées. Les CRS déployés n'ont pas réussi à arrêter tous les groupes impliqués.
Dimanche soir, de nouveaux heurts et pillages ont éclaté, notamment à Belleville, Étienne Marcel et Châtelet-les-Halles, où des « groupes hostiles » ont été signalés selon la préfecture de Police, citée par Le Figaro. Le bilan des interpellations à Paris pour cette seule journée de dimanche a évolué au fil de la soirée, passant de 92 à 108 selon les mises à jour de la préfecture. Des tentatives d'intrusion ont également été rapportées à Lyon, Marseille et près de Nantes.
À l'échelle nationale, le Premier ministre a fait état de 1 200 interpellations depuis le début de la mobilisation du 17 octobre, évoquant des « degrés de violence inacceptables », selon France Info. Pour les personnes vivant à proximité de République, Châtelet, Étienne Marcel ou Belleville, la prudence reste recommandée en soirée tant que la tension n'est pas retombée : un reportage du Figaro à République décrit des courses-poursuites entre manifestants, casseurs et CRS encore en fin d'après-midi le 18 octobre.
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【Guadeloupe : couvre-feu imposé aux mineurs】
En Guadeloupe, le préfet a instauré un couvre-feu visant les mineurs, après des violences survenues en marge du mouvement contre la vie chère, rapporte Le Parisien. Cette mesure fait suite à des débordements liés à la mobilisation sociale sur l'île. Les résidents, notamment les familles avec des enfants mineurs, doivent se renseigner sur les horaires et zones concernés par cette restriction.
【Marseille : la police critiquée, le ministre de l'Intérieur se déplace】
À Marseille, la journée du 17 octobre a été particulièrement chaotique et violente. Une polémique enfle autour d'un dispositif de sécurité jugé sous-dimensionné, le maire Benoît Payan ayant interpellé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez sur ce point, selon Le Figaro. Une source policière citée dans l'article affirme que « la police s'est fait massacrer ». Nuñez s'est rendu à Marseille ce lundi pour répondre à ces critiques.
【Macron tente de reprendre la main, mais la classe politique reste sceptique】
Emmanuel Macron a affirmé dimanche soir sa « colère » et sa « honte » après les violences qui ont émaillé les manifestations du 17 octobre mêlant mouvement lycéen et colère contre « la vie chère », selon Le Monde. Le président a demandé : « Comment des Français peuvent faire cela à la France ? », d'après France Info. Le Premier ministre réunira « dans les prochains jours » partis politiques, syndicats et représentants de lycéens et étudiants, a annoncé Macron.
Cette allocution présidentielle n'a toutefois pas convaincu les représentants politiques, rapporte Le Figaro : à gauche, on dénonce l'absence de réponses aux revendications sociales, tandis qu'à droite on fustige le manque de fermeté face aux débordements. Des responsables de LFI au RN ont qualifié le chef de l'État de « totalement dépassé » ou d'« artisan du chaos ». Le Monde souligne que cette crise ébranle l'autorité présidentielle, les oppositions ayant fustigé son intervention de dimanche soir.
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【Un regard international sur la crise française】
Les images des violences en France ont fait le tour du monde. Selon une revue de presse du Figaro, les médias étrangers y voient le symbole d'un pouvoir à bout de souffle et d'un pays « plus fracturé que jamais », à six mois d'une élection présidentielle qui pourrait profiter aux extrêmes. Le Monde rapporte par ailleurs que le monde MAGA et l'entourage de Poutine, comme les extrêmes droites européennes, décrivent ces manifestations comme la conséquence de l'immigration et du déclin de « la civilisation occidentale », tandis que d'autres observateurs y voient un signe de crépuscule du macronisme.
À noter aussi, en Albanie, le Premier ministre Edi Rama a exclu toute démission au sixième jour de violentes manifestations dans son pays, qu'il attribue à « l'œuvre d'une main extérieure », selon Le Monde. Le mouvement de contestation albanais a déjà fait 272 blessés, dont 169 policiers, selon le gouvernement cité.
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